Vacanfinement (jours 6 et 7)

River Drive, Los Angeles, Californie, USA – Image Google extraite par Waldo Kanto.

A un moment aussi tendu la plupart des gens qui ne savent pas devraient taire leur opinion, parce qu’une opinion n’est rien que cela : une opinion, parmi tant d’autres et pas plus valable qu’une autre dans la mesure où l’on n’est pas médecin, virologue ou compétent d’une manière ou d’une autre. Il faut absolument que chacun reste dans sa sphère de compétence.

Je ne suis pas sorti de chez moi ni hier (dimanche) ni aujourd’hui. Ce n’est pas pénible du tout et je ne manque de rien. Je suis atterré par la lecture de quelques journaux de confinement de célébrités réfugiées dans leurs résidences secondaires. Donc je n’ai plus envie d’appeler ces chroniques de journal de confinement. Donnons leur un titre plus neutre.

Voilà pour le Corona ! Reprenons notre petite initiation à la criminologie environnementale.

Donc nous partons du triangle pour distinguer les trois axes sur lesquels pourront porter les actions contre la criminalité.

Le premier côté du triangle est celui du criminel potentiel. Plutôt que d’essayer de comprendre ce qui l’a amené à devenir ce qu’il est et ce qui le motive, nous nous attacherons à comprendre comment il agit et sur quoi (ou qui) nous pouvons agir pour le dissuader. Le second côté du triangle est celui de la cible. Il nous faudra essayer de comprendre ce qui la rend sujet de convoitise, comment elle se comporte et comment pouvons nous la protéger. Le troisième côté du triangle est celui du lieu et du contexte. Il s’agit pour nous de comprendre ce qui rend ce lieu propice à la commission d’un crime, quel contexte (par exemple l’absence de gardien) est favorable à la commission d’une délinquance.

C’est une approche pragmatique de la criminalité, centrée sur l’acte criminel lui-même dont il nous faut analyser tous les aspects. On s’intéresse uniquement à ce contre quoi on peut faire quelque chose. Exemple : si on ne peut pas faire grand chose (au niveau où on se situe) pour améliorer les conditions psychologiques ou socio-économiques dans lesquelles évolue le délinquant potentiel autant se concentrer sur ce sur quoi on a la main, comme durcir l’accès aux cibles qu’il convoite, changer la disposition de ses lieux favoris d’action, etc. Il nous faut construire des modèles d’action du criminel pour prévoir où et quand il a les plus grandes probabilités d’agir.

Mais j’ai peur que votre patience s’use (comme dirait quelqu’un d’autre) et je continuerai sur ce sujet dans de prochains billets.

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