Morosité

Les jours passent et se ressemblent au point qu’on n’arrive plus à les distinguer. Souvent je me demande quel jour on est : il faut que je le sache et que je suive un peu parce que je télé-travaille encore deux jours par semaine (avec les jours fériés, ceux de chômage partiel et les congés pris de façon obligatoire). Difficile d’être productif en travaillant deux jours par semaine (et deux jours qui ne se suivent pas en plus). Il y a de fortes chances que le télétravail continue après le 11 mai, c’est ce qu’à dit hier soir le Premier Ministre. Surtout que je demeure très loin de Paris et que les TGV ne seront pas tous remis en service du jour au lendemain, sans compter les risques pris à prendre le train plus le métro.

J’ai fait la commande d’une tondeuse. Je n’en peux plus de mes cheveux longs, je ne pourrais pas attendre la mi-mai (ou même plus) pour les faire couper.

Je suis sorti pour aller faire des courses au Carrefour City pas loin de chez moi. Pour aller faire mes courses je prends un raccourcis qui me fait traverser une partie du CHU. Pour ajouter au décor post-apocalyptique de la ville, vidée, semble-t-il, de ses habitants, le CHU a monté de grandes tentes blanches destinées au dépistage du COVID-19. Autour de ces tentes gravitent des gens en tenues NRBC (ou presque). Avec la pluie là-dessus et la brume au-dessus des prés bas de la Maine il est facile d’avoir le bourdon.

En ce moment il est difficile de penser sereinement à l’avenir. On pourrait se contenter de vivre pleinement l’instant comme un moine zen, mais la somme de toutes les peurs est quasiment insoutenable.

Dé-confinement

D’après ce que j’ai compris il y a deux sortes de tests : les tests sérologiques qui demandent juste une goutte de sang et qui repèrent les anticorps anti-coronavirus, donc qui servent à savoir si oui ou non on est immunisé; et les tests viraux, qui se font au moyen d’un écouvillon dans l’arrière du nez et qui détectent le virus lui-même, ils sont donc destinés à savoir si on a le COVID-19 ou non, et ne sont utilisés que si l’on présente des symptômes.

Il sera peut-être utile, avant le dé-confinement, de tester beaucoup de gens avec le test sérologique. Si l’on a beaucoup d’immunisés on peut relâcher tout le monde sans trop de risques ET en testant largement — avec le deuxième type de test — les gens qui se plaignent de symptômes, même légers. Je crois que les tests sérologiques donnent leurs résultats immédiatement, alors que les tests viraux mettent bien 24 heures avant de donner un résultat.

Bien entendu il faudrait garder les gestes barrières et surtout faire en sorte que les gens portent obligatoirement un masque dans les lieux publics qui auront le droit de fonctionner (gares, trains, métro, bus, magasins, supermarchés, etc.).

Quant aux gens positifs au test viral, il faut les mettre en quarantaine, et conditionner leur sortie de quarantaine à un test sérologique positif. La quarantaine pourrait-être accompagnée d’un dispositif électronique de traçage pour plus d’efficacité.

On pourrait aussi avoir une application sur smartphone qui nous indiquerait, anonymement bien sûr, s’il y a des gens infectés dans notre voisinage immédiat.

Voilà, est-ce que j’ai loupé quelque chose ?

L’épidémie aux USA

Le nombre de décès du COVID-19 semble être en plateau dans l’État de New York, plateau qui devrait laisser place à la descente probablement cette semaine. Vingt-cinq jours après le début du confinement ce n’est pas mal du tout.

Les décès sont d’ailleurs en baisse aux États-Unis en général. La conurbation New York City, New Jersey, Pennsylvanie étant la plus affectée par le virus.

Kevin Drum envisage même, in fine, un nombre de victimes bien inférieur à ce qui avait été annoncé.

The daily growth rate has been consistently lower than projected for the past couple of weeks, and now suggests about 25,000 total deaths at peak. That means somewhere in the ballpark of 50-60,000 deaths through summer.

Traduction (par Google) : Le taux de croissance quotidien a été constamment plus faible que prévu au cours des deux dernières semaines et suggère maintenant environ 25 000 décès au total au plus fort. Cela signifie quelque part que nous serons dans le niveau approximatif de 50 à 60 000 décès pendant l’été.

Graphiques : © Washington Post et Mother Jones.

Brèves d’Amérique

Bernie Sanders apporte son soutien à Joe Biden

Bernie Sanders apporte officiellement son soutien à Joe Biden. Espérons que ce geste réconcilie les jeunes soutiens de Bernie avec la candidature de Biden.
Je suis, pour ma part, assez perplexe envers les chances de succès de Biden face à Trump. J’espère une grosse mobilisation de l’électorat anti-Trump. Après tout Hilary Clinton a gagné le vote populaire et n’a perdu que de très peu dans les États clefs. On estime que les électeurs Républicains seront très mobilisés envers Trump, il faut donc que Biden suscite l’enthousiasme des Démocrates et des Indépendants et que ceux-ci se rendent aux urnes en masse. Ce n’est pas gagné. Certains États dont les gouverneurs sont Républicains ont fixé des règles électorales qui pénalisent lourdement les minorités (Afro-américains et Hispaniques) qui votent traditionnellement Démocrates.

Donald Trump : « pouvoir absolu »

Donald Trump se retrouve en conflit avec deux groupes de gouverneurs sur les côtes est et ouest du pays qui ont formé des comités multi-états pour décider quand le confinement devrait être levé. Trump fait pression pour que les entreprises rouvrent d’ici le premier mai, certains gouverneurs disent que c’est trop tôt. Hier en conférence de presse, Trump a déclaré que les pouvoirs du gouvernement fédéral « étaient absolus » et qu’il pouvait forcer les États à déconfiner. Le gouverneur de l’État de New York a déclaré qu’il irait devant les tribunaux pour contester cet ordre, si besoin.

Qu’est-ce qu’un virus ?

Un virus est une minuscule entité biologique qui n’est même pas capable de se reproduire sans l’aide d’une cellule vivante. Si on considère que pour être qualifiée d’être vivant une entité matérielle doit posséder des fonctions de relation, nutrition et reproduction, le virus n’ayant aucune de ces fonctions n’est même pas un être vivant. C’est un agent infectieux qui a besoin d’un hôte, souvent une cellule, dont il utilise le métabolisme et les constituants, pour se répliquer (pas se reproduire, se répliquer à l’identique). Les virus sont si minuscules qu’il faut un microscope électronique pour les voir.

En dehors d’une cellule les virus sont des entités extrêmement simples essentiellement constitués d’une ou plusieurs molécules d’acide nucléique (ADN, ARN). Lorsqu’il ont réussi à envahir une cellule les virus parasitent tout le métabolisme de celle-ci et lui donnent l’ordre de fabriquer des semblables à eux, qui sont relâchés en grand nombre et envahissent d’autres cellules pour se répliquer à leur tour.

Les chercheurs ont identifié environ 5000 espèce virus, à date seuls 129 de ces virus entraînent une pathologie pour l’homme.

Les maladies infectieuses sont causées par la transmission d’une bactérie, d’un virus, d’un champignon ou d’un parasite. Les virus sont responsables du rhume, de la grippe, de la varicelle, de la rougeole, de la mononucléose infectieuse et aussi de la polio, de l’Ebola, du SIDA, de la fièvre jaune, de l’Hépatite C, de la variole, etc. Mais pas de la Malaria (c’est un parasite qui en est l’agent infectieux) ou de la Tuberculose (bactérie).

L’occasion fait-elle le larron ?

Les criminologues environnementaux prennent très au sérieux l’adage : l’occasion fait le larron. Pour eux si les occasions de commettre un crime augmentent alors fatalement la criminalité augmentera. Imaginons par exemple qu’il n’y ait plus de contrôles dans les trains, que l’on puisse passer les barrières de péage d’autoroute sans payer, qu’il n’y ait plus de serrures aux portes, que l’on puisse se servir dans les bibliothèques sans avoir à enregistrer les livres qu’on emprunte, etc. Est-ce que vous pensez que ça va faire augmenter la fraude, les vols ou non ? Si vous pensez que oui alors vous aussi vous prenez au sérieux l’adage : l’occasion fait le larron.

Hé bien les criminologues classiques pensent que non ! Ils pensent que l’opportunité ne peut déterminer que le moment et le lieu où le crime se produit, pas s’il se produit. De leur point de vue, la question de savoir si un crime se produit dépend de la propension des délinquants à commettre un crime et que ces propensions déterminent seules le volume de la criminalité dans la société.

En fait, la criminalité est tout autant déterminée par les deux : les occasions physiques et sociales de commettre un crime et la propension des criminels à commettre un crime.

L’évolution des moyens de suicides en GB

Il est difficile de faire une expérience pour vérifier l’hypothèse que l’occasion fait le larron mais on peut étudier si elle se vérifie par le passé. Par exemple en examinant l’historie des moyens de se suicider en Angleterre. Le suicide n’est pas un crime, mais, comme beaucoup de crimes, il est généralement considéré comme profondément motivé. Hé bien on a découvert en Grande Bretagne des preuves que l’opportunité jouait un rôle important dans le fait de se suicider. Expliquons cela: pendant les années 50, environ la moitié des personnes qui se sont suicidées en Grande Bretagne ont utilisé du gaz domestique. A l’époque le gaz domestique était fabriqué avec du charbon, le monoxyde de carbone très abondant dans ce gaz le rendait extrêmement létal. Dans les années 1960, le gaz a commencé à être fabriqué à partir du pétrole au lieu de charbon. Le nouveau gaz contenait moins de monoxyde de carbone et donc était moins létal : le nombre de suicides au gaz a commencé à décliner. En 1968, seulement 20% des suicides l’étaient au gaz. Ensuite le gaz manufacturé a été remplacé par du gaz naturel de la mer du Nord. Le gaz naturel ne contient pas de monoxyde de carbone ou presque pas, il est presque impossible de l’utiliser pour se suicider. Au milieu des années 1970, moins de 1% des suicides au Royaume-Uni ont utilisé cette méthode.

Ce qui est surprenant, c’est que les autres méthodes de suicides n’ont pas remplacé le suicide au gaz. Entre 1958 et 1976, les suicides ont chuté de près de 30% en GB. Alors que le relatif déclin économique de la Grande Bretagne pendant cette période aurait pu faire augmenter le nombre de suicide comme il a augmenté dans les autres pays européens pendant la même période. Il se trouve que les gens ne se sont pas tournés en masse vers les autres méthodes de suicide simplement parce que ces autres méthodes étaient beaucoup moins faciles. Les surdoses de médicaments sont beaucoup moins mortelles que le monoxyde de carbone. Se pendre nécessite plus de connaissances ainsi que beaucoup de courage. Tout le monde n’a pas accès aux armes à feu, et celles-ci peuvent entraîner une horrible défiguration si on se rate. Le gaz domestique était facilement disponible dans les maisons. Il était hautement mortel et son effet était rapide et sans douleurs. Lorsque l’occasion de l’utiliser a disparu les suicides ont diminués. CQFD !

L’usage des armes à feu

Prenons un autre exemple : on a fait une comparaison, il y a quelques années entre les taux d’homicides aux États-Unis et en Angleterre – Pays de Galles. Pour 1980-1984, la période couverte par l’étude, le taux global d’homicides aux US était 8,5 fois plus grand qu’en Angleterre et au Pays de Galles réunis. Les taux d’homicides par arme à feu et d’homicides par arme de poing étaient respectivement 63 et 75 fois plus élevés aux US qu’en Angleterre – Pays de Galles. En Angleterre et Pays de Galles réunis, au cours de cette période (environ 50 millions de personnes), seuls 57 meurtres à l’arme de poing se sont produits. Aux États-Unis, avec une population d’environ 230 millions d’habitants (moins de cinq fois plus), 46 553 personnes au total ont été tués avec une arme de poing. On a eu tendance à l’époque à rejeter ces comparaisons parce que le taux de criminalité global aux États-Unis à cette période était généralement plus élevé qu’en Angleterre et au Pays de Galles. Cependant, au cours des 15 dernières années, les taux de criminalité des deux pays ont convergé de sorte qu’il n’y a plus eu guère de différence entre eux, à l’exception flagrante des homicides. Le taux de meurtres est encore beaucoup plus élevé aux US parce que beaucoup plus de gens dans ce pays possèdent des armes à feu, en particulier des armes de poing, qu’en Grande Bretagne. Même la police en Grande Bretagne ne porte pas systématiquement d’armes à feu ! Des résultats similaires, mais pas si frappants, ressortent de la comparaison des taux de meurtre aux États-Unis et au Canada, ces deux pays ayant des législations sur les armes à feu très différentes. Ensemble, ces comparaisons montrent que la disponibilité des armes à feu (une variable d’opportunité) joue un rôle causal important dans le meurtre.

Ces arguments ne signifient pas qu’il faille nier l’importance d’autres causes, telles que les troubles de la personnalité, les familles abusives ou autres facteurs. Mais comme en pratique on ne peut pas faire grand-chose pour changer la personnalité des gens, le taux de divorce ou la mauvaise parentalité, on peut, par contre, modifier les situations criminogènes dans lesquelles ils se trouvent. Et donc se tourner vers des moyens pratiques et pragmatiques de limiter la délinquance.

Souvenirs de Houston (2)

Encore quelques images du Texas, sans valeur documentaire ou touristique mais que je trouve jolies. Ces images ont été prises à Brazos Bend State Park près de Houston. Cliquez sur les images pour les agrandir.

Souvenirs de Houston (1)

Quelques souvenirs de mon dernier voyage aux Etats-Unis, c’était en 2010, il y a un peu moins de dix ans (puisque c’était pour Thanksgiving). J’ai toujours un faible pour Houston, TX. J’aimais beaucoup ses quartiers résidentiels un peu huppés et l’architecture fantasque des maisons. J’aime toujours autant l’Amérique, elle me manque terriblement, dix ans que je n’y suis pas retourné. Avant 2010 je faisais le voyage américain tous les ans.

Ces photos n’ont aucune valeur documentaire ou touristique, ce sont de bonnes photos avec une jolie lumière je trouve, c’est tout. Cliquez sur les images pour les voir en grande taille.

Vie de confiné

Life in wartime !

Rien de neuf en ce qui concerne le confinement. J’ai supprimé un billet que j’avais écrit sur la criminologie environnementale parce que je le trouvais trop académique, dénué d’humour, bref il ne me plaisait pas. En plus je n’ai pas envie que ce blog devienne un blog sur la criminologie mais reste un blog éclectique. Donc je reviendrai sur ce sujet mais pour le moment j’ai envie de parler d’autre chose (et le travail rémunérateur qui porte en général sur la criminologie environnementale et que j’exerce en télétravail, lui ne cesse pas, ce qui me donne moins envie d’en parler ici).

C’est au moment où je ne peux plus sortir de chez moi que me prend l’envie de faire des photos. Donc en attendant de pouvoir en faire dehors, j’en fais de chez moi, j’ai intitulé cette série « life in wartime » (la vie en temps de guerre) !

Je supporte très bien le confinement. Aucune anxiété et même bonne humeur. Il faut dire que je ne suis pas à plaindre : le confinement ne me change pas beaucoup de mes habitudes, je suis assez reclus de nature. Ce qui me manque un peu, mais pas beaucoup, c’est de ne plus pouvoir aller marcher dans les rues ou dans la nature, ne plus pouvoir aller boire une bière dans un de mes bars favoris aussi. J’ai cessé complètement d’aller au restaurant il y a plus d’un an déjà, donc ça ne me manque pas. Je ne vais jamais au cinéma en temps normal et j’ai assez peu de vie sociale (en dehors du travail et d’Internet). Je n’achète plus de livres en librairie depuis longtemps, donc cette occupation : passer des heures dans une librairie, ne me manque pas non plus. Je fais attention à ne pas me laisser aller, je me douche et je m’habille le matin, je fais le ménage assez souvent et à fond. Comme il fait beau depuis plusieurs jours, je m’offre une demie-heure, une heure d’exposition au soleil sur mon balcon, tous les jours. C’est inouï ce que ma vie a changé, d’ailleurs, depuis que je vis à Angers ! Et j’en suis content.

Le COVID 19 est souvent asymptomatique, dit-on. J’espère que si je l’attrape j’aurai une forme asymptomatique parce que ce que j’entends ou que je lis des symptômes me font penser que ce virus est une saloperie et que les symptômes, même s’ils ne vous conduisent pas aux Urgences et aux Soins Intensifs, sont extrêmement inconfortables (comme disent les médecins).

Ceci dit si j’en crois les modèles statistiques (et croyez-moi, je ne cesse de les observer) nous auront bientôt atteint le sommet de la courbe de contagion et le sommet de la courbe des décès. Après ça, ça va redescendre doucement et puis disparaître. D’après ce que je vois le pic sera atteint vers le 12 avril. Je pense donc que nous serons en confinement jusqu’à la fin mai et qu’après ça le confinement sera levé progressivement.

Le renard, les poules et le poulailler

Bleu de Maine

Je vous ai parlé, dans un billet précédent, du triangle d’analyse criminelle. Pour qu’un crime soit commis il faut la rencontre dans le temps et l’espace d’un criminel potentiel (premier côté), d’une cible convoitée (deuxième côté) et d’un lieu propice à la commission d’un crime (troisième côté).

A ce triangle initial il faut ajouter pour ainsi dire par dessus, un autre triangle.

Un criminel potentiel (premier côté) a presque toujours ce que nous appelons des influenceurs. Des gens, des choses ou des principes moraux qui vont le dissuader de passer à l’acte. Du côté de la cible convoitée (deuxième côté du triangle) il y a des gardiens. Ceux-ci peuvent être humains ou matériels. Du côté des lieux il y a des gens qui les gèrent, ça peut-être les propriétaires ou des institutions.

Nous avons vu aussi qu’on pouvait se représenter ces trois côté du triangle criminel en les personnalisant sous forme de renards (les criminels potentiels), de poules (les cibles convoitées) et de poulailler (le lieu propice ou non à la commission du crime).

Les crimes à répétition surviennent lorsque les délinquants attaquent différentes cibles à différents endroits. Ce sont des problèmes « de renard » (ou de loup mais je préfère les renards). Un voleur à main armée qui attaque une série de banques différentes est un exemple d’un pur problème de renard. Les problèmes de renard surviennent lorsque les délinquants sont en mesure d’identifier et d’attaquer des cibles en des lieux temporairement vulnérables. Les gardiens de ces cibles et de ces lieux peuvent agir pour empêcher de futures attaques, mais les malfaisants se déplacent vers d’autres cibles et d’autres lieux, tant qu’ils en trouveront présentant les vulnérabilités recherchées. Les cibles et les lieux à risque doivent être protégés. C’est l’inefficacité de ceux qui sont censés les protéger qui facilite les problèmes de renard.

Les problèmes de victimisation répétée surviennent lorsqu’une victime est attaquées à plusieurs reprises par différents délinquants. Ce sont des « problèmes de poule ». Les chauffeurs de taxi volés à plusieurs reprises à différents endroits par différentes personnes sont un exemple d’un pur problème de poule. Des problèmes de poule surviennent lorsque les victimes interagissent continuellement avec des délinquants potentiels à différents endroits, mais ces victimes ne réduisent pas leur vulnérabilité par des mesures de précaution, de gardiennage ou de dissuasion et leurs gardiens sont absents ou inefficaces.

Les problèmes de délinquance qui surviennent de façon répétée au même endroit mais impliquant différents délinquants et différentes cibles sont dits des « problèmes de poulailler ». Un bar où ont lieu souvent des bagarres entre des personnes différentes à chaque fois est un exemple d’un pur problème de poulailler. Des problèmes de poulailler surviennent lorsque de nouveaux délinquants potentiels et de nouvelles cibles potentielles se rencontrent dans un endroit dont la gestion est inefficace. Cette absence ou cette inefficacité du gestionnaire des lieux est à la source du problème.

Notez que les purs problèmes de renard, de poule ou de poulailler sont rares. La plupart des problèmes sont en fait un mélange des trois. La question est : quel est le problème dominant dans une affaire donnée: les renards, les poules ou le poulailler ?